• Depuis juillet 2024, l’IA Act est entré en vigueur. Dès 2025, les premières obligations s’appliquent, y compris dans le champ de la formation professionnelle. C’est aujourd’hui qu’il faut s’en occuper.

    La question n’est plus faut-il s’y préparer, mais comment en faire un levier de confiance et de performance ?

  • Un changement de cadre, pas un frein à l’innovation

    L’IA Act ne cherche pas à brider l’innovation. Il en trace le cadre et les conditions d’un usage responsable.

  • Comme le résume Nicolas Bourgerie,
    CEO de Very Up :

    “Ce n’est pas la technologie qui crée le risque, c’est la manière dont on l’emploie.”
  • Un même outil peut relever d’un risque limité ou d’un risque élevé selon son objectif réel.
    Dans le domaine de la formation, la différence se joue souvent à un détail : aider à apprendre ou évaluer la performance.

    Un chatbot ou un moteur de recommandation relèvent d’un risque limité : ils accompagnent l’apprenant, sans décision RH ni notation.
    Mais dès qu’un système attribue une note, influence un parcours ou impacte une certification, il entre dans la catégorie du risque élevé.

    “L’IA devient sensible lorsqu’elle a un effet sur une trajectoire, une carrière, une reconnaissance.”

    Cette frontière – entre apprentissage et évaluation – est le véritable point de bascule pour les acteurs de la formation.

  • Deux acteurs, deux responsabilités

    L’IA Act introduit une logique nouvelle : le fournisseur et le déployeur partagent la responsabilité.

    Le fournisseur garantit la conformité technique du système : documentation, gestion des biais, supervision, transparence.
    Le déployeur – celui qui décide de la finalité réelle de l’outil – doit, lui, gouverner ses usages.

    Cela signifie :

    • Utiliser l’IA conformément à l’usage prévu et documenté.
    • Évaluer son impact réel sur les apprenants et les collaborateurs.
    • Former les équipes à un usage responsable.
    • Signaler tout incident ou usage détourné.
    Changer la finalité d’un outil, c’est changer son niveau de risque.
  • Comme le rappelle Esther Mattler,
    DG House of Learning et experte juridique de Very Up :

    « Chacun porte le risque dans le périmètre qu’il contrôle : le fournisseur sur le système, le déployeur sur l’usage. »
  • Passer de la conformité à la confiance

    L’IA Act peut devenir un levier de maturité, à condition de l’aborder avec méthode.

    Avant tout déploiement, quatre questions structurent la réflexion :

    1. Quelle valeur business mesurable l’IA apporte-t-elle réellement ?
    2. Est-elle alignée avec nos valeurs d’entreprise : inclusion, équité, transparence ?
    3. Quelles garanties contractuelles sont prévues par le fournisseur ?
    4. Quels indicateurs de conformité et de performance suivons-nous ?

    Cette approche transforme la conformité en levier de crédibilité, de transparence et de performance.

    Comme le souligne Nicolas Bourgerie :

    « Passer à l’échelle, ce n’est pas produire plus, c’est produire mieux, dans un cadre lisible, éthique et performant »

  • Cinq réflexes à adopter dès maintenant

    1. Cartographier les usages actuels de l’IA dans les outils de formation, d’évaluation et de coaching.
    2. Qualifier le niveau de risque de chaque cas d’usage.
    3. Exiger la transparence de ses fournisseurs : données utilisées, supervision humaine, limites connues.
    4. Encadrer les usages internes : former, documenter, éviter les détournements.
    5. Tracer les décisions et échanges pour prouver la conformité.
  • Allier valeur, conformité et confiance

    L’IA Act change la donne : il fait passer l’IA en formation d’une phase d’expérimentation à une logique de scalabilité responsable. Les acteurs qui s’y préparent dès aujourd’hui feront de la conformité un atout stratégique et un facteur de différenciation durable.

  • (Re)découvrez le webinar « IA Act & formation : les questions juridiques et éthiques à se poser »

  • Auteur : Solange DERREY WEHBE

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